noumeaparis

Petite île du pacifiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiqueuh

Pour ceux qui suivent, il y a encore un an, quand j'ai créé ce blog, j'avais des objectifs précis dans la vie.
Enfin au moins un : partir. Mettre enfin un terme à ce séjour hyper méga prolongé en France. Arrivée en 1998 à Paris, il était prévu que je fasse mes études, et que je mette les bouts. Donc au bout de 4 ans logiquement, 5 ans maximum. Je rentrais chaque année passer un mois sur mon caillou.
Pis en 2002, de pitits changements sentimentaux (quand je dis que l'amour ça rend con et aveugle, c'est un doux euphémisme) m'ont renvoyée pour un an sur mon île. Ces mêmes changements de guimauve m'ont fait revenir ensuite ici, et prolonger encore mon séjour. Ce qui fait qu'au jour d'aujourd'hui, cela fait 8 ans et demi que je traîne mes guêtres à Paris, entrecoupés de quelques mois passés au soleil.
8 ans et demi. Bientôt 9. Sur mes presque 28 années d'existence (naaaaaaaaaaaan, 27 ans et demi encore !).
Il y a un an donc, mon objectif ultime était de mettre en place mon retour vers un hémisphère plus accueillant.
Objectif qui a une fois de plus été remis en cause par un bouleversement sentimental (des fois l'amour ça rend con, aveugle, et ça fait chier grave) six mois plus tard. Coincée dans les starting blocks, je ne savais plus vraiment ce que je voulais. Partir ? Rester encore un peu ?
Sur la fin de ma déprime, j'avais quasiment remis les pieds dans les startings blocks, j'étais prête à dire Bye Bye Paris, pis en fait, ma vie sociale a pris une tournure des plus inattendues, en partie grâce à mon blog, encore !

J'ai rencontré dans la vraie vie certains d'entre vous, repris goût aux sorties, rencontré ainsi d'autres gens, noué des relations intéressantes, et comme me disait une certaine personne dimanche "maintenant que je vous ai rencontré, je sais plus". C'est tellement vrai. 

La vie, parfois, c'est compliqué et simple à fois...On se crée son univers quelque part, à un moment où on pensait que cet endroit ne pourrait plus rien nous apporter, et on n'a pas envie de le quitter. Tellement de choses à faire tous ensemble, à visiter.  On a envie de savoir où vont mener toutes ces relations, ce qu'elles vont encore nous apporter. Et de l'autre côté, on a envie de retrouver ses racines, son climat, et sa famille...

Celà fera 4 ans en octobre que je ne suis pas rentrée au pays, bronzer, festoyer avec mes amis chers, manger la cuisine de môman et entendre papounet me dire de ranger ma chambre, et conduire ! Raaaah, ça me manque de conduire !!!  Cette année c'est décidé, je rentre chez moi en vacances pour les fêtes de fin d'année, oui. Enfin.

Après 4 Noël dans la neige, je vais retrouver un Noël sous les cocotiers, en maillot de bain. Et je suis déjà toute excitée rien qu'à cette idée. Retrouver mes amis qui ne m'ont pas oubliée, qui m'ont soutenue à 22 000 km pendant les moments difficiles, passer 3 semaines à faire la fête sur la plage au coin du feu, me prélasser dans la piscine que mon cher père ne manquera pas de me faire nettoyer, camper au bord de la Rivière Bleue, regarder le lever du soleil sur la plage, faire une liste de plats à cuisiner à ma môman, ...et conduiiiiiiiiiiiiiiiiiiiire! Maintenant que j'ai décidé, impossible de ne pas y penser chaque jour...


 

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Ah ces gaulois

(Wow ! un article un samedi matin, Annelise est tombée du lit ! Et bé non, lecteur chéri, je t'ai feinté veugra là, j'utilise la fonction de publication pré-programmée que Vincent, le grand manitou de Mabulle nous a offert :-) Merci Vincent... )

Je me suis rendue compte que je ne vous ai jamais fait de best of sur les phrases les plus stupides qu'on m'ait sorties sur la Calédonie depuis que je suis en métropole.
C'est un manque énorme à ce blog. Peut être cela vous évitera-t-il de vexer des Calédoniens si vous en croisez, et en plus ça vous fera un peu de culture G. Ouaaaaaaaaaaaaah, dis donc, une minute culturelle sur ce blog, c'est incroyâââââââble, que se passe-t-il, quelqu'un aurait-il glissé un peu de matière grise dans mon déjeuner ?????????

Hem. Reprenons. Petit rappel : La Nouvelle Calédonie est un POM (Pays d'Outre Mer), donc territoire français, situé dans le Pacifique Sud, à proximité de l'Australie, soit à 22 000 km de Paris.

- Tu parles vachement bien le français dis donc, tu l'as appris avant de venir ici ?

- Ca doit te faire bizarre de voir une ville ?
- Bien sûr, ça me change de ma case et de dormir par terre, en plus je dois porter des vêtements, je suis pas habituée, moi qui courait toujours toute nue partout.

- Tu connaissais les pâtes avant ?
- Non, on se nourrit exclusivement de poisson et de cerf. Tous les matins, mon père allait pêcher à mains nues. Quand on en avait marre du poisson, il partait chasser du cerf, à mains nues, ça va de soi.

- Mais vous avez le téléphone ?
- Non, on utilise des coquillages pour communiquer. Très pratique d'ailleurs, en plus t'entends le bruit de la mer dedans.

- Z'avez pas trop subi les essais nucléaires ?
- Nonnnnnnnnnnnn, Mururoa, c'est en Polynésie Française, pas en Nouvelle-Calédonie. ARRETEZ DE CONFONDRE POLYNESIE ET CALEDONIE c'est pas du tout au même endroit !!!!! 

- Y avait beaucoup de Kangourous autour de chez toi ?
- Mais oui bien sûr, je leur donnais à manger le matin dans le jardin, ils me faisaient des crottes d'un mètre de haut un peu partout, c'était relou, le jardin ressemblait à un terrain miné. Mais bon, le plus jeune, Skippy était super intelligent et aidait le garde forestier dans ses enquêtes...EN AUSTRALIE ; CAR LES KANGOUROUS VIVENT EN AUSTRALIE ; Pas en Calédonie. Les Koalas aussi d'ailleurs pour ceux qui seraient tenté de faire la bourde...

- Pourquoi t'es pas noire si t'es calédonienne ?
- Et toi, pourquoi t'existes ?
Petite pause culturelle:

La Nouvelle-Calédonie est peuplée de différents groupes ethniques :
• les mélanésiens, qui sont les premiers habitants de l'île, avant que James Cook ne la découvre et que la France la colonise.
• les descendants d'européens historiques souvent métissés (les Caldoches, principalement d'origine française, notamment alsaciens-lorrains ayant quitté leur région après l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne après 1870).Mais on retrouve plus généralement les descendants des anciens prisonniers français lors de la fameuse période du bagne. (Ca c'est moi. L'ancêtre maternel il a fait le bagne).
• les autres Polynésiens du sud (dont les Wallisiens et Futuniens),
• les Européens issus d'une immigration plus récente datant de la deuxième moitié du XXe siècle, et principalement d'origine française
• divers groupes asiatiques historiques (notamment indonésiens et vietnamiens). (ça c'est mon autre moitié de moi, l'ancêtre paternel il a trimé dans les mines quand il est arrivé sur le Caillou).
• il existe également en Nouvelle-Calédonie des descendants des déportés musulmans kabyles de la révolte des Mokrani (Algérie), parfois dénommés les Kabyles du Pacifique et d'engagés indiens d'origine réunionnaise venus sous l'impulsion de Gabriel Le Coat de Kerveguen, grand propriétaire cannier réunionnais désireux de faire cultiver la canne à sucre en Nouvelle Calédonie (région de la Naïna).

Tout ça pour dire qu'il y a beaucoup d'ethnies en Calédonie, qu'au fil des générations, beaucoup de métissages se sont fait, et que donc non, tout le monde n'est pas noir en calédonie.

- T'allais comment à l'école ? En bateau, en pirogue ?
- En pirogue bien sûr, mon père ramait comme un ouf les jours où on était un peu en retard, t'imagines même pas. (Non, on m'emmenait en voiture en roulant sur des routes goudronnées, même que mon père des fois il oubliait de me déposer à l'école et il s'en rendait compte seulement une fois arrivé à son boulot. Véridique.).

- Il paraît que vous êtes encore cannibales.
- Bien sûr. C'est tout à fait vrai. Je te trouve hyper appétissant d'ailleurs, je ferai bien des brochettes avec tes c****. (c'est pas vrai, hein, on n'est pas cannibales du tout, partez pas, je blaguais les copains).

 Dernier point qui me tient à coeur : OUI il y a des universités en Nouvelle-Calédonie. Bien sûr, certaines filières n'existent pas là bas. Mais ce n'est pas la seule raison qui fasse que nous soyons nombreux à venir étudier ici. Comme on n'est pas tous repliés sur notre petit nombril, quand on en a la possibilité, on part étudier loin, histoire d'ouvrir notre esprit à d'autres cultures. 

 Il y en a encore beaucoup d'autres, mais elles ne me reviennent pas à l'esprit. Bien entendu, je sais combien  les médias jouent un rôle dans cette désinformation, avec leurs reportages systématiques sur la brousse, c'est pourquoi je réponds toujours avec humour, et que je ne m'énerve plus ;-)

 

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Le Tim tam, biscuit orgasmique

Récemment, j'ai reçu en provenance de Londres, quelque chose de bon, de doux, de savoureux, de miam miam, trop de la balle, qui déchire sa race... : des paquets de Tim Tam.


Le tim tam, ami lecteur est un biscuit australien (oui m'dame, ils ont parcouru 20 000 km pour arriver dans mon estomac, de Sydney à Londres jusqu'à Paris, c'est des biscuits voyageurs) recouvert de chocolat, et coupé par une couche de chocolat crémeux. Bref, ça déchire.

 


Elevée au grain Tim Tam, en bonne calédonienne que je suis, je ne rate pas une occasion de m'en faire envoyer.
Et quand je croque dans le premier, c'est une petite explosion orgasmique de joie.
Ce biscuit est connu dans le monde entier, des gens s'en font envoyer à travers la terre entière.
Il existe plusieurs sites consacrés au Tim Tam, qui expliquent comment pratiquer le Tim Tam Slam, également appelé the Tim Tam Suck, Tim Tam Explosion, Tim Tam Orgasm, Tim Tam Straw, ou Shot-gunning a Tim Tam.


C'est quoi donc ?
Il s'agit de croquer les deux extrémités du Tim tam, pour ensuite l'utiliser comme une paille afin de boire une boisson chaude comme du thé, du chocolat chaud, du café ou du Milo (aaaah, le Milo, je vous expliquerai une autre fois peut être) et ensuite, juste avant que le biscuit ne fonde complètement, on le laisse fondre dans la bouche, c'est jouissiiiiiiiiiiiiiiiiiiif.
Nathalie Umbruglia et Jennifer Love Hewitt ont executé un Tim Tam Slam en live sur des plateaux télé, oui m'dame.
Enfin voilà. Le Tim Tam, c'est la classe.

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Insulaires et continent

Je vais tenter de vous expliquer ce que ressentent des néo-calédoniens fraîchement arrivés en Métropole. Du moins, à Paris, car en l’occurrence c’est à Paris que nous sommes. Etant désormais parfaitement adaptée, je me souviens quand même des débuts, qui étaient assez comiques en somme.


J’ai quitté mon beau caillou un matin du mois de septembre 1998, pour mes 19 ans révolus, accompagnée de mon papa. Le voyage a lui-même été une catastrophe : partie avec le nez plein et les yeux rouges, mes oreilles ont très mal supporté la pression (pourtant j’avais déjà fait ce voyage plusieurs fois sans souci). J’avais terriblement mal, et l’hôtesse a pensé que me mettre du sérum physiologique dans les oreilles serait une bonne idée… Bien mal lui en a pris, car cela n’a fait qu’aggraver le souci. Résultat, je suis arrivée à Roissy, en pleurant de douleurs, et avec du sang dans l’oreille.

Là, il nous fallait toutefois d’abord récupérer nos bagages avant toute chose. Imaginez : 4h30 du matin à Roissy, pas très animé, moi voyant défiler toutes les valises, et être récupérées par les autres passagers, jusqu’à que le tapis continue de défiler mais vide…Nous sommes allées immédiatement les réclamer à une jeune dame supposée responsable. Cette grognasse imbécile nous a alors dit qu’elle devait être perdue, et qu’on nous rembourserait environ 2000 FCFP par kilo ( 16 € environ). Moi avec mon oreille saignante, j’a failli l’étriper sur place, en lui expliquant de façon polie que je venais de 22 000 km, et que tous mes souvenirs étaient dans cette valise, qu’il était hors de question que je vive sans elle, et qu’elle avait intérêt à la chercher. Bref, discussion inutile. Fort heureusement, avoir un tonton à Air France ça sert, car sur sa demande j’ai envoyé illico une lettre de plainte contre la grognasse dite employée ; et lui a fait en sorte qu’on retrouve ma valise. Celle-ci avait été « oubliée » à Tokyo, comme c’est amusant.

Entre temps, nous nous sommes rendus à l’hôpital pour que je ne perde pas totalement l'usage de mon ouïe. Là bas, j’ai du poireauté aux urgence 4 heurs avant qu’on me soigne (oui j’ai bien dit les urgences), en pleurant de douleur, et en espérant qu’on m’achève. Après toutes ces mésaventures, qui donnaient au début de ma vie en France des allures de cauchemar ( je commençais déjà à me voir repartir finalement avec papa, hein, plutôt que de mourir chez cette bande de ploucs), nous sommes enfin allés nous reposer à l’hôtel.

Ma rentrée scolaire se faisait le lendemain, j’ai donc du me familiariser très vite avec le métro, afin de ne pas me perdre 6 fois par jour. C’est là que j’ai découvert que les gens dans le métro, ils sont pas contents, non, ils sont pas contents, et ils le montrent. Toi, gentille, tu débarques de ton île avec ton grand sourire, et ta politesse mal placée (oui, il est parfois très mal vu ici de dire « bonjour »), et on te renvoie une grimace. J’ai alors pensé que peut être tous ces gens avaient eu des graves problèmes dans leur enfance, qui les empêchaient de sourire, ou bien que le gouvernement avait interdit le sourire sous peine de prison pendant que je passais 24 heures dans l’avion (z’auraient pu nous prévenir à l’aéroport, quand même).

Première journée d’école donc, au milieu des autochtones. Ouf, à priori, ils avaient l’air d’être normaux comme vous et moi, et parlaient la même langue que moi (je précise au cas où que je plaisante bien sûr, je ne suis pas débile à ce point là). Quelques jours plus tard, je prenais possession de ma chambre au Palais de la femme, foyer pour jeunes femmes. Et mon papa m’abandonna dans cette jungle, me laissant un téléphone portable, une carte bleue et un chéquier pour survivre….Ce n’est que plus tard que je compris que ces trois choses guideraient mon existence….
Le Palais de la Femme est un endroit hors du commun, je pense d’ailleurs qu’il se situe dans une faille spatio-temporelle. Exclusivement réservée aux femmes, aucun homme n’a le droit de pénétrer dans son enceinte. Aucune bouteille d’alcool non plus d’ailleurs, ce qui fut un brin traumatisant les premiers temps. Les personnes y travaillant sont essentiellement des bonnes sœurs. Chaque dimanche elles proposaient la messe à qui voulait ( pas moi, donc), et elles te regardaient de travers quand tu sortais un peu dénudée, ou que tu rentrais pétée à 4h du mat’ ( il fallait sonner à la grille et se montrer à la caméra). Les salles de bain et les WC étaient communs, et situés à l’opposé de ma chambre. Quelle joie de s’habiller en pleine nuit pour traverser l’étage pour se soulager…Et les rouleaux entiers de PQ que j’ai usé pour recouvrir les wc…aaaah, de grands moments gravés dans ma tête…

Lors de ces premiers mois passés ici, j’ai appris les mœurs locales. C’est toute une technique de tirer une tronche de suicidaire le matin dans le métro, ça se travaille. Mes premières visites dans les supermarchés m’apprirent que non, ils ne connaissent pas les tim-tam, ni le soyo, ni les twisties, ni la mayo kraft. J’ai donc trouvé des produits de substitution, et j’ai parcouru la ville pour trouver du soyo (pas de substitution possible).


Mais on sait maintenant qu'il y a des tim tam et des twisities à Londres où vit le frérot, mouhahahaha.....
J’ai aussi découvert qu’ici les épiceries sont des épiceries, que les tabacs sont des tabacs, et les stations d’essence des stations d’essence. Et oui, en Calédonie, une épicerie fait aussi tabac. En fait, tout le monde fait tabac là bas. Ca peut sembler étrange, mais sur le coup c’était surprenant.
Ma deuxième grande surprise fût la taille et le prix des crevettes. Non seulement elles ont l’air de bébés crevettes, mais en plus elles coûtent un œil. Nos crevettes à nous, ils ont tendance à appeler ça des gambas, tssss… A côté de ça, c’est quand même la France, et j’ai découvert qu’on pouvait faire un magasin rien qu’avec des fromages différents (si, si), que les pâtisseries vont en général par dix par pâté de maison, et qu’il existe des variétés de charcuterie inimaginables.

Le plus dur fût quand même de réaliser que la plage la plus proche était à 2h de route, et quand on a toujours été entourée de la mer, c’est bizarre. Quand mon chéri m’a rejoint ici, il a appris quelque chose d’important : non, on ne va pas acheter son pain en plein hiver en short et en claquettes, c’est froid, et les gens ont peur. Les premières fois qu’il s’est retrouvé en présence de jeunes autochtones qui usaient couramment du verlan, il me jetait des regards inquiets emprunts d’incompréhension. Depuis, il s’exprime dans un verlan déroutant…Au début, j'avais tendance à lâcher inopinèment certaines expressions bien de chez nous ("yossi ! yahoué! lônculé ! lôngin") quand j'étais surprise, et on me regardait comme une extra-terrestre...Ca m'arrive encore parfois...

Le plus drôle, c'est l'habitude qu'on a de dire "tata" pour dire au revoir, et de voir le regard perdu de son interlocuteur en train de se demander pourquoi on le prend pour notre tante...
Par contre, aussi adaptée que je sois, NON, je dis NON, jamais je ne dirai "tongues", lônculé c'est des claquettes, pas des tongues, tssss...(ceci dit, mon chéri le dit parfois et ça m'inquiète...je devrai peut être lui faire faire une cure de Brousse en Folie)

Quel désarroi aussi pour nous tous calédoniens, de constater, que le riz n’est pas l’aliment principal, et qu’en plus ils ne savent pas le faire correctement. Combien de fois me suis-je retrouvée en présence de riz en sachet Uncle Ben’s et être obligée d’en manger… ?

Heureusement qu’ils ont plein d’autres trucs très bon…comme le vin, le fromage, le saucisson (très bon chez nous, oui, mais pas pareil quand même) et les pâtisseries.
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La découverte de l'hiver est un des grands moments pour nous : déjà l'hiver c'est froid. Et apprendre à sortir couverts de 3 pulls demande du temps. Mon homme a aussi très vite compris que la neige, oui c'est jouli, mais c'est aussi mouillé et froid, et que non il ne faut pas se rouler dedans....
L'été est également source d'étonnement au début. En effet, nous on a l'habitude d'être habillés légèrement. Mais alors ici, dès que tu montres un bout de peau,tu te fais remarquer. Et bonjour les remarques salaces dans la rue.

Une des choses les plus difficiles au début, ce sont les gens qui ne savent pas forcément où se trouve notre pays, mais surtout qui ignorent que nous sommes français. Jusque là c’est pardonnable, on n'est pas tous calés en géographie, hein, ce qui l’est moins ce sont les préjugés selon lesquels ils pensent que nous sommes censés être tous noirs, et qu'on se mange entre nous, ou que nous sommes totalement sous évolués. Ce n’est pas une généralité, mais on rencontre encore des gens qui pensent ainsi.
Une des grandes reçues qui circule et qui agace, c’est celle selon laquelle les gens des îles sont feignants, et ne travaillent que très peu. Alors non, nous commençons certes plus tôt le matin (entre 5h et 7h30 souvent), et beaucoup travaillent encore à 18h passées.

Ce n’est absolument pas la même vie, ici, on se retrouve aux terrasses des cafés pour prendre un verre, sapées comme des photos de mode (et on adore ça !), à Nouméa, on se retrouvait à la plage en short et en paréo (on aime aussi !). Ici, personne ne nous connaît, je peux rouler sous une table un soir, sans qu’on vienne me le rapporter le lendemain. Là bas, le moindre pet de travers est rapporté jusqu’à Koumac. Ca peut parfois être amusant, parfois carrément gonflant. C’est une liberté séduisante, que j’ai du mal à imaginer abandonner un jour. Cet anonymat a ça de bien : on ne te pose pas de questions quand tu tires la tronche le matin. Certains diront que c’est triste que personne ne se préoccupe de vous dans la rue, mais c’est comme chaque chose, ça a ses avantages et ses inconvénients.

Là bas, les gens vous connaissent, du moins ils croient vous connaître, et c’est parfois là que ça pèche. On croît vous connaître, on vous catalogue, alors que s’ils vous voyaient ici, ils ne vous reconnaîtraient pas. On joue des rôles différents.

La Calédonie c’est un peu comme une bulle dorée, protégée, proche du paradis diront certains. C’est vrai, c’est magnifique, c’est chaleureux, à l’abri des difficultés qu’on connaît ici. Mais on a aussi une chance inestimable de pouvoir voir autre chose, de découvrir des cultures, des mentalités différentes. C’est très présent à Paris, où vous croisez toutes sortes de personnes, de toutes nationalités. On apprend beaucoup des autres, et on fait disparaître énormément de préjugés. (bon ok, le français moyen dans le métro le matin ne se lave pas, ça c’est peut être un peu vrai…vu les odeurs qui se dégagent). On réalise justement à quel point la vie en Calédonie est d’un niveau supérieur, et qu’il est bien malvenu de s’en plaindre. On découvre aussi que vivre dans une ville au cœur de L’Europe a beaucoup d’avantages, et que ce sont des vies qui ne seront jamais comparables.

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Savoir passer outre l'ignorance...

Depuis le temps que je vis à Paris, ça faisait bien longtemps qu'on ne m'avait pas servi cette charmante phrase :" wow, tu parles bien le français pour une calédonienne ! " . Oui, il existe quantités de gens qui pensent que nous sommes soit des indigènes parlant un dialecte tribal, soit que nous ne sommes pas français. Bien sûr cette phrase a été suivie des aberrations habituelles dans ces cas là : "mais vous avez internet ? comment ça se fait que t'es pas noire alors ?..."bref...passons...Petit rappel de géographie d'abord :TITRE_IMAGE

Comme vous pouvez le constater, nous ne faisons pas partie de la Polynésie française, erreur couramment entendue. La Nouvelle Calédonie est un POM, pays d'outre mer, je sais, la majorité des gens ne savent pas que ça existe, on ne leur en veut pas, c'est un terme encore récent, et très peu répandu. Donc oui, notre langue est le français, nous avons bien des routes, la télévision, internet, et même des magasins, si, si. Nous avons cessé de nous manger entre nous depuis déjà pas mal de temps (quoique...si on nous prend trop pour des c... on peut être tentés de vous faire en bougna ou en méchoui:-) ).Ah et aussi : NON les essais nucléaires c'était pas chez nous, rien àvoir, merci !
Fort heureusement, la majorité des métropolitains ne sont comme ça, et je le répéte ça faisait déjà bien longtemps qu'on ne m'avait sorti ce genre de réflexion. Donc, pas de généralités, ce n'est pas une situation quotidienne. Mais qui fait toujours sourire, et on est souvent tentés de raconter n'importe quoi pour voir si la personne va gober ( du style "oui, tous les matins j'allais en pirogue au lycée, et on faisait cours dans l'herbe au milieu des crottes de kangourous". Hum, oui souvent on nous assimile à l'Australie).
Ce type d'ignorance est pardonnable, au vu de ce qui est diffusé dans les médias à notre sujet, car malheureusement ça reste très souvent éloigné de la réalité. Mais c'est vrai qu'il est plus intéressant pour les journalistes de montrer des endroits reculés du caillou où c'est un peu le bled, que de montrer les villes, pas suffisamment exotiques pour eux... Bref, ne soyez pas trop durs avec les gens qui commettent ce type d'erreur, ils ont parfois été mal informés et ne demandent qu'à en savoir plus !

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Le blog qui fait plaisir

J'ai déjà mis ce blog dans mes liens, mais il est tellement beau que je vais en remettre une couche. Il s'agit de 5 minutes en Calédonie. Ce blog a vraiment le mérite de promouvoir notre beau pays, grâce à lui peut être que le tourisme se portera un peu mieux ! Ca fait vraiment plaisir de voir des gens qui sont venus s'installer là bas s'y plaire, et le dire, au lieu de critiquer comme certains ont en malheureusement l'habitude ( y en a qui pensent zozo ou 5/5 dès que je dis ça, chuis sûre).
Les photos sont sublimes, les articles intéressants, et il respire la joie de vivre ! En plus, ça provoque un petit élan de fierté pour nous zôtres calédoniens :-)

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Un lien sympa

pour ceux qui ne connaissent pas la Calédonie, voici un lien sympathique qui résume relativement bien le style de vie, et tout ce qui s'y rapporte. http://www.info.lnc.nc//perm/extra/zozo/caledonie.html FreeCompteur.com visites

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