noumeaparis

Moi et les autres

Pendant nos vacances, j'ai omis de dire que je suis tombée sur un plouc-beauf-cromagnon. Ce type ne cessait de faire des réflexions du genre "les Anglais sont tous cons et désagréables, les Espagnols sont tous des porcs dégueulasses, etc...". Bref, il généralisait sans arrêt. Ce à quoi j'ai répondu : "et on dit aussi que tous les Français sont des gros cons imbus de leur personne et qui ne se lavent jamais, tu confirmes ?".
Après un regard géné, il s'est excusé et m'a dit qu'en effet il ne faut pas généraliser, même s'il recommençait dix minutes plus tard à déblatérer ses réfléxions débiles.

J'ai aussi eu droit à la fille super intelligente qui pense que tous les parisiens sont toxicos et alcooliques (ouais bon, on n'est pas des exemples de droiture, mais faut pas pousser) et qu'il n'y a que des arabes partout, qu'il faut selon elle tous expulser. Pourquoi, me direz vous, me suis-je embêtée à lui parler à ces dégénérés habillés comme des beaufs un jour de courses au supermarché ? Ben faut bien les aider de temps en temps à remonter leur niveau intellectuel, aux crétins, et puis sinon ils continueront à parler qu'avec des crétins comme eux, et à abaisser continuellement le niveau de notre espèce.
Non, sans blague je ne me suis pas forcée plus que ça quand même, quand j'en ai eu marre, je me suis éclipsée. Mais je suis toujours épatée de voir le nombre de cons instruits qui circulent librement. (Peut être proposer à Sarko de passer une loi pour mettre les cons dans des camps spéciaux, note pour moi même). Ouiiiiii, je sais ils ont le droit d'exister ce sont des êtres humains, mais je préfére la compagnie des chiens, alors s'ils pouvaient éviter de croiser mon chemin, ça m'arrangerait. J'ai déjà eu ma dose en Calédonie avec tous ceux là bas qui pensent que les Zoreils (les métropolitains) sont cons, ou que la France c'est toujours gris, que les gens sont tous méchants, + ma dose de couillons ici qui pensent qu'en Calédonie on a tous un os dans le nez et qu'on se balade tout nus. Faut peut être se cultiver un peu avant de l'ouvrir, et tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant d'étaler sa connerie, ne serait-ce que par amour propre et éviter de se couvrir de honte.
Moi intolérante ? Non, voyons, mais être tolérant ne veut pas dire devoir tout supporter, et j'aime choisir mon entourage, alors qu'on ne vienne pas pourrir l'air que je respire.

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Convenances et obligations

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Les convenances et les obligations, je les ai jetées aux oubliettes. J’ai appris grâce à ma môman, que dans la vie, il ne faut jamais se forcer, et qu’on n’est pas sur terre pour faire plaisir aux autres. J’ai appris grâce à mon chéri à le mettre encore plus en application. Si vous passez votre temps à faire ce que l’on attend de vous, à faire plaisir à chacun, vous n’existez plus, vous ne faites rien pour vous, et vous vous trompez de chemin.

C’est ainsi que j’ai appris à ne plus me forcer à assister à des repas ennuyeux, avec des gens qui ne m’intéressent pas, je n’aime pas perdre mon temps, la vie est courte et me coltiner des c*** ça risquerait de me filer un ulcère, je pense à ma santé d’abord. C’est aussi comme ça que je dis tout simplement « non, je n’en ai pas envie », au lieu de servir un mensonge éhonté lorsque je n’ai pas envie de sortir tout simplement. Au moins c’est sincère. N’ai-je pas le droit de parfois être fatiguée, et de vouloir rester chez moi devant un bon film ?

J’ai appris à ne pas me laisser culpabiliser par les « amis » qui me prennent le crâne trois heures parce que j’ai choisi de faire autre chose que de les suivre J’ai aussi appris que lorsque je n’aime pas quelque chose, il vaut mieux le dire franchement que de se forcer, et accumuler de la rancœur par la suite.

J’ai appris aussi que parfois les liens d’amitié sont plus forts que les liens soit disant du sang. J’ai pourtant des cousins et cousines par dizaines, mais cette parenté ne nous a pas forcément rapproché. Je ne fréquente que ceux avec qui j’ai des atomes crochus. Pourquoi j’irai gâcher des après midi avec des gens barbants, désagréables, et méchants, sous unique prétexte qu’ils ont un peu du même sang qui coule dans leurs veines ? Dans cette logique, nous sommes tous cousins, puisque le premier homme sur terre est notre ancêtre à tous. Faudrait-il donc se coltiner tous les crétins sur terre ?

Faire des efforts pour ceux que l’on aime, on nous le rabache souvent.. Faire des efforts pour eux, oui, dans la limite de nos envies et de notre propre vie. Il ne s’agit pas d’ingratitude, mes parents savent combien je les remercie pour ce qu’ils ont donné, et ce qu’ils donnent, mais n’attendent rien en retour, si ce n’est de l’amour et du respect. Mais pas d’obligation. C’est sûrement leur plus beau cadeau envers moi : me donner autant sans m’imposer de quelconques obligations. Et je le leur rend bien, je pense.Ainsi, ils savent que lorsque je les appelle, c'est parceque j'en ai envie, pas parceque je m'y sens contrainte. Ils peuvent être certains que les cadeaux que je leur fais sont le fruit d'un amour sincère, et non pas la conséquence d'une obligation sociale.

Attendre un retour lorsque l’on donne, ça s’appelle du chantage. Combien de fois ai-je entendu des gens dire « après tout ce que j’ai fait pour toi, tu me dois bien ça ? ». Dans ce cas, il ne fallait pas le faire.

J’ai choisi l’égoïsme sain, celui qui peut vous sauver, et vous faciliter la vie. Les efforts que je fais sont le fruit d'une envie pure. Je fais ce que je veux (avec mes cheveux, mouarf).Les sacrifices que je consens sont ceux qui me grandissent et me construisent, pas ceux qui me détruisent.

Je ne me battrais pas pour un job super payé mais qui me demandera de sacrifier mon épanouissement ou mon amour propre ; je ne ferai pas d’enfants juste pour faire comme les autres, je ne le ferai que par envie profonde ; je ne me marierai pas juste pour que ça soit convenable aux yeux des bien pensants, je ne le ferai par envie. Les gens autour de moi peuvent ainsi être convaincus que chaque geste que je fais pour eux provient du coeur. Se forcer pour aller au travail le matin, se forcer à laver son linge, se forcer à étudier, je trouve que dans la vie on se fait déjà suffisamment ch** à se forcer pour ne pas venir y rajouter des chaînes de contraintes. La vie est trop courte pour se la gâcher avec des convenances et des obligations. Sachant que l’on dort un tiers de sa vie, ne gâchons pas les deux tiers restants.

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I love myself

TITRE_IMAGEJe parcourais cette après midi ( oui, on a de moins en moins de dossiers, la saison se finit…) les sites féminins et de magazines, et une chose m’interpelle : ils parlent tous de séduction, de silhouette, etc…mais chaque fois dans un seul objectif : « plaire à son homme, séduire les mecs, etc… ». Alors je trouve ça un peu révoltant : n’a-t-on pas le droit de vouloir être belle pour soi, pour son propre regard, de vouloir se plaire à soi même ? Pourquoi toutes ces choses ne devraient être faites que pour ces messieurs ?
Je ne sais pas, mais en tous cas quand je me fais un nettoyage de peau, c’est pour ne plus avoir les doigts gras quand je me gratte le front (oui, berk, et reberk), pas pour que ça plaise au chéri. Si je me fais épiler le maillot intégral, c’est parce que je n’aime pas les poils. Lui, se contenterait sûrement d’un maillot classique. Ma démarche pour conserver une belle silhouette vient tout d’abord d’un besoin personnel, de me trouver à mon goût dans le miroir. Lui, il s’en fiche, il me trouve déjà à son goût.
Je m’insurge ! Les femmes ont le droit d’être narcissiques et de se regarder le nombril, on ne fait pas tout dans le but de séduire monsieur. Est-ce que eux font ce qu’il faut pour nous séduire ? Oui, certains d’accord (le mien, oui, fort heureusement) mais ils restent encore minoritaires.
Si j’écoutais mon Homme, j’aurai les cheveux longs au point de marcher dessus soit disant signe de féminité, et je ne me maquillerais jamais. Preuve que non, ma coquetterie ne vise pas essentiellement son approbation. De toutes façons, au final, il trouve mes choix biens. Pourquoi ? Parce qu’une fille qui se plaît d’abord à elle-même, dégagera toujours une aura plus charmante, plus attirante, qu’une fille à l’apparence parfaite, qui le fait uniquement pour plaire aux autres. Les hommes ont beau lorgné sur Adriana, ils nous aiment quand même largement plus lorsque nous sommes bien dans notre peau, que lorsque nous leur demandons dix fois par jour si on n’a pas pris un kilo là ou là. Je n’ai pas dit non plus qu’ils doivent nous aimer même si on fait une imitation de la baleine échouée, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Je parle d’être belle pour soi, pas de se laisser aller comme une clodo. Bien sûr, être coquette, prendre soin de soi, ça les attirera plus facilement, mais il ne faut pas que ça soit l’objectif premier. L’objectif c’est de se faire plaisir !

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Menstruations et cie

TITRE_IMAGEOui, c’est un sujet un peu ….berrrrkk…mais ça aiderait peut être certains à mieux comprendre leur dulcinée.
Personnellement, la période des ragnagnas est un grand moment. L’Homme a depuis quelques années maintenant appris à détecter l’arrivée de cette période délicate. Malheureusement il ne le fait pas toujours remarquer de manière subtile. Je ne sais pas pour vous les filles, mais moi en général, les jours qui précédent, je suis d’une émotivité extrême, je peux me mettre à chialer pour rien. Exemple honteux, il y a quelques mois, je regardais distraitement une rediff’ d’un épisode de la Vie à 5, et à la fin le chien de la famille mourrait de vieillesse. Je me suis alors aperçue que j’étais en train de sangloter….grand moment de solitude. Heureusement j’étais seule, parce que pour expliquer ça à monsieur…
Par contre, pendant la dite période, je deviens particulièrement irritable. Traduction : un mot de travers peut déclencher un bain de sang, et je n’ai aucun, mais alors aucun sens de l’humour dans ces moments là. D’ailleurs mon Homme le sait, et en profite pour se taper des tranches de rire sur mon dos, en cherchant le mot qui va me faire baver de rage.(je suis d’accord avec vous, c’est vraiment puéril de faire ça, et un peu suicidaire de sa part). Mais ça peut très vite virer au cauchemar pour lui, étant donné qu’à cette période, je peux passer du rire aux larmes ou à la colère hystérique en moins de 5 secondes.
Là où on est vernis, c’est que maintenant, on connaît suffisamment la chose pour ne pas s’accrocher pendant cette maudite semaine. A tel point que les fois où je fonds en larmes sans raison vraiment crédible, même moi je me marre en même temps en réalisant l’impact qu’ont mes hormones sur mon humeur. Ce qui est moins drôle c’est que monsieur s’en sert comme prétexte lors d’une discussion sérieuse. Exemple : « non, je veux pas parler de ça maintenant alors que t’as tes trucs, ça fausse tout… ». Malin…..malheureusement pour lui, j’ai une mémoire d’éléphant, et je le lui ressors toujours dès que la quarantaine est finie. :-)

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La désillusion....

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Depuis que je travaille, et pourtant je ne suis pas ce qu'on peut qualifier de très expériementée, je vais de désillusion en désillusion. Je ne garde un bon souvenir que de ma première vraie expérience en fait, et c'était à Nouméa...Coïncidence ou pas, je ne sais pas vraiment. A Paris, j'ai donc commencé en interim d'abord dans de la gestion immobilière.La boîte était fort sympathique, et appliquait les 35h à la lettre. J'ai découvert une mentalité autre. On arrive et on part toujours à la même heure...on fait un travail inintéressant, qu'on finit en général tôt, on fait environ 5 pauses café et surtout bien semblant de travailler... Juste après j'ai eu une mission dans une association chargé des déclarations fiscales des professions libérales. Et là rebelote, ça rigolait pas avec les 35h, 9h-17h, et surtout beaucoup de pauses café, apprendre à ralentir son travail, pour ne pas finir trop vite... Bref, juste après celà, je décroche mon premier cdi dans le domaine bancaire de l'opcvm. On me vante l'intérêt du travail, les avantages de travailler dans un grand groupe, etc...tout pour allécher des jeunes diplômés. Mais là, désillusion totale : le travail est peu glorifiant, les managers frustrés et aigris, et profitant de leur petit pouvoir pour vous rabaisser au quotidien. Lorsque le travail est fini vite, tu te fais repéré et on te refile tout le boulot des autres, qui eux ont été assez malins pour ralentir leur rythme et prendre un air débordé...Celà sans jamais te dire merci. Au bout du compte, tu finis à 20h, alors que tous les autres se sont tirés, et tu ne comptes même pas être payée pour tes heures supp... Tu finis alors par piger le système :ralentir un max, faire semblant de bosser, et attendre l'heure, comme tous les autres. Pathétique, n'est-ce pas ? Résultat,à force de recruter d'autres jeunes, presque toue l'équipe a expédié son travail avant 14h, et se retrouve à glandouiller joyeusement jusqu'à 17h tapantes où tout le monde se cââssssse....Mais quel intérêt de payer des gens qui s'ennuient 4 heures par jour ? Je ne comprend pas. Alors je me mets en quête d'un emploi plus intéressant, et je démissionne ( rien de plus jouissif que d'annoncer ça à son chef en pleine période de clôture, surtout quand il vous a persécuté pendant des mois). Je me retrouve alors en interim dans un autre grand groupe français, réputé pour ses avantages. ET là, re-déception : certes on nous vante les RTT, les congés, le salaire,la participation, etc... Mais malheureusement tous mes collègues semblent être fonctionnaires dans l'âme. Pauses café toutes les heures pendant 30 minutes, glandouillage sur internet, papotages au téléphone...Bref, que de temps perdu à faire semblant de bosser alors que je pourrais être chez moi ( ou dans les magasins!) bref, je me remets en quête d'un boulot plus intéressant. On me regarde d'un air ahuri parceque j'ose quitter une des plus grandes entreprises de France. Pourquoi est-ce si dur à comprendre qu'à 26 ans, j'ai envie tout bêtement , et oui, de travailler, de me rendre utile, de faire un boulot qui m'épanouisse ???? J'ai alors trouvé un emploi en cdi (oui je sais j'ai de la chance, c'est pas un cpe) à 5 minutes de chez moi et qui promet apparemment d'être plus intéressant. Du moins j'espère, car j'avoue que je suis un peu résignée....Le management à la française me laisse perplexe. Obliger les gens à faire semblant de bosser au lieu de les laisser partir quand ils ont fini, les juger plus sur leurs heures que sur leur travail effectif, c'est stupide. La blondâsse qui prenait des pauses de deux heures et faisait dix mille bourdes était mieux vue que nous parcequ'elle restait tard ( forcèment pour réparer ses erreurs). Je ne prenais quasiment pas de pause, et je ne mangeais parfois pas, mais parceque je partais à l'heure, on me regardait de travers. Très logique. De plus, j'ai découvert aujourd'hui que mon chef d'équipe n'avait même pas le statut cadre, alors qu'il fait des heures de cadre, et n'a donc pas le salaire qui suit. Alors que deux personnes de l'équipe sont cadres, font moins d'heures que lui et sont mieux payées. Pourquoi ? parcequ'il n'a pas l'âge. Dans une entreprise française, il faut avoir un certain âge pour atteindre ce statut. Triste....Je sais, on va me dire que je devrais être contente, j'ai un job. Bien sûr, je connais ma chance. Mais ça ne m'empêche pas d'avoir encore de sidéaux à mon âge ! Enfin voilà, je comprends mieux tous ces gens aigris dans le métro qui vont au boulot. Difficile de trouver satisfaction dans un contexte social tel. ,

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