noumeaparis

Un amour qui n'a pas le sentiment d'être éternel n'a jamais commencé.*

oui, oui, on va parler un peu sérieusement aujourd'hui, une fois n'est pas coutume. Partez paaaaaaaaas, je vous jure, je vous reparle de trucs débiles caca prout très viiiiiiiite !!!


Parmi mon lectorat ayant déjà dépassé les 25 ans en gros, qui n'a pas déjà subi de grosse désillusion amoureuse, ou entendu la fameuse phrase du "c'est pas toi, c'est moi", ou encore "tu mérites mieux que moi, t'es trop bien pour moi", "je veux être seul" (ça, bizarrement c'est plutôt masculin comme réplique et je me demande si on envoie pas les garçons dans un camp dès leur plus jeune âge pour qu'ils apprennent à la dire au moment le plus pourri..).
Bref. Vous connaissez déjà sûrement tous les affres de la passion amoureuse qui parfois s'éteint aussi vite qu'elle ne s'est allumée, ne laissant que cendres et débris derrière elle.


Et moi ce qui me turlupine, c'est de comprendre si on a un problème générationnel en plus du problème de base. Oui, franchement, la génération précédente, nos parents, quoi, ils sont quand même nombreux à s'aimer depuis plus de 20 ou 30 ans. Non ? Et dans notre génération à nous, on dirait que quasiment personne n'arrive à franchir 7 ou 10 ans d'"amour".
Ça n'existe plus ? L'amour toujours c'est du pipeau ? J'ai lu il y a deux jours sur un blog "l'amour éternel a été inventé quand l'espérance de vie ne dépassait pas 35 ans", et ça m'a fichu un coup. Presque autant que la première page de « L'amour dure trois ans » (que j'ai lu en 1 heure, et que j'ai détesté soit dit en passant).


La vie est faite de changements perpétuels, je le sais très bien pour en avoir vécu un bon nombre dans ma courte vie. Mais ne peut-on pas vivre ces changements à deux ? En grande romantique que je suis (c'est pas parce que je parle de caca et de furoncle que chuis pas fleur bleue, hein), j'ose espérer que si. Que ceux qui se sont vraiment trouvés sont capables d'affronter les aléas de la routine et de la vie ensemble, et que le désamour n'est que le fruit d'un manque d'efforts mutuels ou d'erreur de personne. Il y a les histoires d'amour qui ne servent qu'à nous forger, à nous construire, et il y a celles qui durent toute la vie.
Baisser les bras devant les difficultés n'est à mon sens que synonyme de lâcheté. Cependant l'amour n'est pas censé être si difficile. Ni facile, comprenons nous. Rien n'est simple. Mais il y a une différence entre difficultés et souffrances (vous me suivez plus du tout là, déjà, je sens que ça décroche...).


Les raisons qui poussent les gens à se séparer sont si nombreuses que personne ne pourrait toutes les énumérer. ...On s'est connus trop jeunes, on était trop différents, on n'avait pas les mêmes projets, il avait besoin de voir autre chose, je voulais être seul (mouarf) etc.
Mais si on résume, une seule raison seulement devrait être citée : « ce n'était pas le/la bon(ne). Ce n'était qu'une des nombreuses expériences que je devais vivre avant de trouver la bonne personne ».


Oui, moi monsieur, moi qui suis justement amoureuse et très heureuse, je suis encore assez gnangnan pour croire à l'amour toujours, et qu'il y a quelque part une personne rien que pour nous (c'est peut être justement parce que je suis amoureuse que j'y crois ?). Parce que si on n'y croit pas, à quoi bon ? Si on se met en tête que tout zappe et lasse, pourquoi se donner ?
Malheureusement, parfois je crois que certains ont trouvé la bonne personne mais qu'ils ne trouvent pas la force de garder la flamme allumée. Que l'individualisme, propre à notre société actuelle, a pris le pas sur l'envie d'un avenir commun. Et qu'on a oublié comment faire durer l'amour. Que l'indépendance fraîchement acquise des femmes déstabilise certains hommes. Qu'à force d'avoir les choses trop aisément, on oublie comment affronter les épreuves.
Il ne nous reste plus qu'à demander à nos parents comment ils ont fait...

*André Frossart 

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Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort...

Ma maman m'a appris quelque chose d'important, qu'elle-même a appris au cours de ses nombreuses lectures. Chaque chose que l'on vit, bon ou mauvais, est une expérience nécessaire à son avancée spirituelle. Et tant qu'on n'a pas appris la leçon, l'expérience se représente à nous, indéfiniment.

C'est pareil pour les relations amicales et amoureuses. Tant qu'on n'a pas compris ce qui n'allait pas, on attire invariablement les mêmes genres de personne à soi, et on reste enfermés dans le même schéma. 

Vous me prenez peut être pour une illuminée, mais vu que vous me prenez déjà pour une dingue, on n'est plus à ça près :-)

Pendant toute ma scolarité, je me suis attirée les pires pimbêches, le genre qui est votre meilleure copine pour la vie la veille et qui monte toute la classe contre vous le lendemain. J'en ai eu une dans chaque classe.
Et pis un jour, j'ai compris que je les attirais, que ça venait de moi, de par mon attitude générale, et ça a cessé subitement. Pour les hommes, c'est pareil. J'ai eu du mal à trouver un juste milieu. D'abord les branleurs, pis les trop gentils à tel point que c'en est énervant, pis les moins gentils de nouveau qui font tourner en bourrique jusqu'à vous rendre timbrée.

Et c'est en vivant tout ça que l'on se forge dans son esprit ce que l'on veut, et ce que l'on ne veut plus. Le plus dur, c'est sûrement de se dire que rien n'est un échec, mais au contraire juste un pas de plus vers un moi plus épanoui, plus à même de décider, de choisir et de reconnaître ce qui est bon ou pas pour soi.

Puis d'arriver à se dire " ça, plus jamais". C'est en acceptant  mes coups durs comme étant des étapes obligatoires que peu à peu, ma vie telle que je la voulais vraiment s'est projetée dans mon esprit. Et plus je la voyais clairement, plus les choses se mettaient en place. L'important dans la vie, c'est de savoir ce qu'on veut, tant au niveau professionnel qu'au niveau relationnel. Et ensuite d'accepter de changer sa façon de penser pour ne pas voir l'histoire se répéter.

Une fois que l'on sait, clairement, ce que l'on souhaite et qu'on accepte les changements qui permettent d'y mener : miracle, on l'obtient.
Ca paraît simpliste. Pourtant, posez-vous 5 minutes et demandez vous ce que vous attendez de la vie. Avez-vous une image claire de ce que vous désirez ou est-ce flou ?

Pourquoi je parle de ça ? Parce que régulièrement, je fais mon introspection, et je fais le bilan de ce qui s'est passé les derniers mois. Positif ou négatif, chaque chose avait une raison d'être, et a apporté une pierre à l'édifice de ma personnalité et a contribué à dessiner l'image que je me fais de ma vie. Chaque expérience, aussi dure à vivre soit elle, nous apprend quelque chose et accouche souvent de nouvelles choses plus positives. Mourir pour mieux renaître en quelque sorte, tel le phoenix. Et je me sens de plus en plus construite de l'intérieur grâce à tout ça, je vois ma vie qui prend forme et qui commence enfin. 

Que ce soit les déceptions, les rencontres fugaces et éphémères qui aident à remonter la pente, une discussion un samedi soir qui aide à y voir plus clair, des amitiés qui se finissent douloureusement pour laisser la place à de nouvelles qui commencent...Rien n'arrive jamais par hasard... 

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Quand je serai grande....

Quand je serai grande....

Moi quand j'étais toute petite (que ceux qui pensent que je suis toujours toute petite s'abstiennent de tout commentaire et aillent voir en Afghanistan si j'y suis), je voulais être plein de choses.
Jusqu'à mes 12 ans environ je pense, je caressais l'idée d'être vétérinaire. Car j'adore les animaux, tous les animaux. Pour moi, un animal, c'est gentil, c'est sans arrière pensée, ça n'a rien demandé à personne et ça mérite bien souvent plus de vivre que certains être humains. Pourquoi ce rêve s'est-il envolé ? Je ne sais plus vraiment. Je ne sais pas comment ça m'est passé.

Ensuite, je voulais être notaire. Me demandez pas pourquoi, c'est comme ça. Je crois que c'est en partie l'appât du gain, et puis je trouvais que ça le faisait bien, ça m'intéressait toutes ces histoires de droit, etc. Ce qui s'est confirmé d'ailleurs pendant mes études où j'adorais faire du droit. J'ai eu aussi ma période où je voulais être avocate, mais ça c'est à force de trop regarder la télé.

Vers la 1ère, j'ai commencé à regarder les guides d'orientation. Je pensais aller en école de commerce, comme beaucoup de gens issus d'une terminale ES. Si possible une école anglo-saxonne. Et puis, en feuilletant les bouquins, je suis tombée sur les écoles formant à l'expertise comptable, et ça m'a botté. Pas par vocation, je l'avoue. Soyons honnêtes, j'avais déjà des goûts et des besoins élevés, et je voulais faire un métier où je trouverais du travail n'importe où, et qui m'assure une sécurité financière. Parce que bon, si j'avais voulu faire le métier de mes rêves, j'aurai fait testeuse de hamacs ou de matelas, hein.

C'est comme ça que j'ai atterri à Paris dans une école d'expertise comptable donc. Et au terme de la 5ème et dernière année, j'ai eu ma première crise existentielle. Je réussissais bien, j'avais eu mes diplômes, et pourtant c'est là que je me suis dit « qu'est-ce que je fous là ? est-ce que je rends service au monde ? ». Bref, je me suis dit que si je sortais ça à papounet qui casquait pour mes études dans une grande école depuis 5 ans, je risquais de voir nos relations père-fille se détériorer assez rapidement, surtout si c'était pour lui dire que je voulais finalement me reconvertir dans l'ihumanitaire pour me rendre utile.
Ca m'est finalement passé, et j'ai achevé mon année, et je suis entrée dans la vie active.

J'aime ce que je fais, j'aime maîtriser mon domaine de compétences. Mais parfois, je me demande ce que j'aimerais faire, là , si je pouvais changer.
Et ma foi, je crois que je choisirai d'être milliardaire, de créer un gigantesque refuge pour animaux et de m'occuper des petites bêtes abandonnées et maltraitées par ces idiots d'humains...Comme quoi, on ne change pas beaucoup...

Je propose le thème «quand je serai grand(e) » comme patate chaude à refiler, à ceux qui sont partant pour nous raconter ce qu'ils rêvaient d'être quand ils étaient pitis....
Allez Lilo, et tous ceux qui veulent, lancez vous !

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Séquence émotion

Le 28 mars dernier, mon blog fêtait sa première année d'existence, et j'ai oublié de le fêter. La rétrospective de m'a donné l'envie de revenir aussi sur ce qui m'a amenée à le créer. Merci Gé : -)

Comme l'indiquait mon post de présentation, le but étant avant tout de permettre à mes proches si éloignés géographiquement d'avoir de mes nouvelles, de leur faire partager ce que je vivais en Europe, mais aussi de montrer ce qu'était l'adaptation d'Iliens sur le Grand Continent.

Qui plus est, j'ai toujours aimé écrire, tout et n'importe quoi, juste pour le plaisir. C'était et c'est toujours un exutoire pour moi.

Bref, en ce jour de mars 2006, je créais mon blog. Je ne connaissais que très peu la blogosphère, avait lu quelques blogs au hasard, parcouru les skyblogs et m'était juste dit que ça serait  sympa. C'était aussi un défi. Savoir si je m'en lasserai, si je réussirai à le tenir à jour. Et voilà, plus d'un an après, je suis toujours là. Le style a changé, les sujets aussi, on s'est complètement éloignés du thème de départ. Mais je suis là.

Ceux qui m'ont lu depuis le début ont certainement remarqué un point de rupture à un moment donné, où ce blog est clairement parti en vrille total et n'a plus suivi aucune logique.

En avril 2006, je vous parlais surtout de shopping, de crèmes, puis de ma soudaine addiction au sport , en juin et juillet je vous ai bien pris la tête avec la Coupe du monde de football.  Vous avez même partagé mes vacances en août. Grâce à la blogo, j'ai assisté aux soirées trocs et rencontrer des filles géniales, j'ai du m'habiller tout en rose pour une soirée de bloggueurs, et j'ai défoncé une poubelle innocente.

En novembre, j'ai lancé ma rubrique de googling sauvage. Vous avez partagé mes rêves stupides, été témoins de mes mésaventures postales et même lu quelques histoires rigolotes sur l'ex-homme...

Et oui, c'est là qu'il est le point de rupture, puisqu'il s'agissait bien d'une rupture sentimentale. Pénible et douloureuse. De celles qui vous plongent dans les doutes et vous renvoient à vos angoisses les plus enfouies. Je touchais déjà le fond quand mon pc tout pourri a rendu l'âme en janvier. Laissant sa place à Mister Laptop, offert par ma merveilleuse famille, prise de pitié pour ma tronche de dépressive au bord du gouffre (comme quoi, parfois ça a du bon, erf). J'aime mon laptop. Je l'ai choisi avec amour et patience, 7 jours durant, rendant dingue tous les vendeurs de pc qui ont cru à tort avoir affaire à une fille ignare en informatique. Mister Laptop a transformé ma vie et mon appart. Plus de pc de bureau, juste un ordi portable avec lequel je pouvais blogguer dans mon lit, et même aux wc si je veux d'abord. J'avoue, parfois je dors avec mon ordinateur. Je lui parle aussi. Je lui dis combien sa config m'excite, que sa RAM me tourneboule, et à quel point il est bô. 

Bref, grâce à Mister Laptop-que-je-kiffe-tellement-il-trace-sa-race-et-qu'il-est-bô-comme-un-camion, je me suis remise à blogguer. Beaucoup. A vous lire aussi les unes et les uns, de plus en plus. La blogo a été d'un grand réconfort pour moi en cette période de perdition.  

C'est là que vous avez pu touché du bout du doigt ma folie, lors de mes insomnies quotidiennes, et que ceux qui savent lire entre les lignes ont vu mes changements d'humeur, me voyant passer de la dépression à la joie de vivre, en un claquement de doigts, comme si j'étais sortie d'un sommeil profond. 

Grâce à ce blog, j'ai trouvé des amis, des gens qui m'ont apporté du soutien, parfois sans même le savoir, tandis que ceux de la vraie vie me décevaient et ne répondaient pas présents alors que j'en avais besoin.  En écrivant des inepties quand je ne dormais pas, en laissant mon vrai moi s'exprimer, j'ai surmonté, je me suis retrouvée. Pas comme j'étais il y un an, mais comme j'étais en sortant du lycée, avant d'avoir succombé à la monotonie et aux responsabilités de la vie d'adulte: folle, quoi.

 Ainsi, vous avez assisté à mon retour à la vie festive que j'aimais tant autrefois, aux nuits blanches sur les dance floors, et en quelque sorte à une renaissance. A une véritable reprise de confiance en soi et en la vie.  Même si le message était codé, certains ont bien compris que je vivais mon célibat sans être vraiment tout le temps célibataire, et que je m'amusais plutôt bien, en ne prenant plus rien au sérieux. En ne vivant que pour moi, mon plaisir et mes envies. J'ai acquis une capacité à tout voir en rose, à ne plus rien laisser me contrarier, à rire de tout, même quand tout semble aller mal. 

Et puis, mes insomnies se sont calmées, je vous ai un peu délaissés, vous m'avez vue changer radicalement de coupe de cheveux, tout en continuant à festoyer chaque week end. Quelques unes un peu malignes se sont doutées que ma vie prenait de nouveau un tournant, et peut être même qu'un homme y était pour quelque chose...et elles avaient raison... Annelise festoie toujours en boîte le week end, elle est toujours accro au champagne et à la vodka flambée, mais désormais elle est accompagnée...

Voilà comment en me relisant, je peux voir une année de ma vie défiler à une vitesse incroyable, me remémorer les moments de joie, de larmes, et observer les changements qui se sont opérés en moi. En me relisant, je me dis que je ne laisserai plus jamais personne m'enlever mon grain de folie, et emprisonner ma nature profonde. Cette folie douce, je la revendique, c'est elle qui m'aide à garder le sourire en toutes circonstances, et à toujours aller de l'avant. 

Après une année pareille, c'est certain, je ne suis plus la même que ce jour du 28 mars 2006.  Je ne sais pas ce que me réserve cette deuxième année, mais ce qui est sûr, c'est que certains d'entre vous m'accompagneront dans cette aventure blogguesque, du moins je l'espère. Il m'aura permis de me relever, et de connaître mieux des personnes fabuleuses, avec qui partager un verre, un saucission ou un brunch est toujours un grand moment de plaisir ;-)

Je suis archi ravie de faire partie de cette blogosphère façon web 2.0, de cette communauté où les échanges sont enrichissants, et où les talents sont légions. Serons-nous encore là dans 2 ans ? 

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C'est pas pour aujourd'hui

Je me fais désirer, hein ? Allez dites-le, vous vous languissez de moi, vous ressentez déjà les effets du sevrage, les hallucinations, les suées et tout ça, j'en vois même qui se roulent par terre de désespoir. Allez, pleurez encore un peu, ça me fait des trucs tout partout...

Et bien, mauvaise nouvelle, c'est pas encore aujourd'hui que je vais vous pondre 4 billets d'affilée, mais j'y pense hein, entre deux verres et deux sorties, je vous jure. Je dois aussi confesser que malgré mon air un peu détraquée, j'ai un boulot prenant en ce moment, et que j'ai failli balancer mes dossiers par la fenêtre en chantonnant "c'est la lutte finaaaaaaaaaaale" vers 19h tout à l'heure, mais je me suis abstenue car il faut bien que je boive mange, n'est ce pas?

 Bref, chuis overbookée. Chuis submergée par le travail, les sorties, ma vie, et la rhinopharyngite qui s'est invitée chez moi, histoire d'en rajouter un peu. Du coup, mon génie est affaibli. Si. Ca arrive aux meilleurs, oui. Bon ça va, hein, j'ai bien le droit de m'autocongratuler, vous devriez essayer, c'est excellent pour le moral et pour le teint. Jude me le disait encore tout à l'heure "comment fais-tu pour avoir un teint si parfait ma chérie?". 

Il est un peu collant ce Jude d'ailleurs, j'ai du mal à le caser dans mon planning, je crois que je vais devoir m'en séparer. Qui n'en veut ?  

 

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Mon esprit, ce labyrinthe

Je me suis perdue. Au fin fond de mon esprit. Je ne trouve pas la sortie, c'est un véritable labyrinthe. Dès que je m'arrête de m'occuper, de taper nerveusement au clavier pour le travail, je suis de nouveau aspirée par les méandres de mon esprit.

On dirait une autoroute du futur, avec du vide autour, et d'énormes enseignes clignotantes tous les deux mètres. Des enseignes qui m'invitent de tous les côtés, je ne sais pas quelle direction prendre, elles sont toutes si alléchantes.

La petite voix dans ma tête me dit de me jeter à l'eau, l'autre voix murmure « oui mais et si jamais.... ». Ca dure des heures ainsi. Les images, les visages, les évènements se succèdent dans ma tête, tout se mélange, mes envies, mes peurs, mon passé, mon présent, mon avenir.


Un énorme bordel, où rien n'a de sens, rien n'est à sa place, tout est embrouillé, je n'arrive pas à défaire les nœuds.
Et pourtant, je souris. Parce que ça met du piment dans ma vie. Parce que je sais que je prendrais toutes les directions, pour toutes les essayer. Et que la vie se chargera de placer des choses surprenantes sur ma route, chaque fois que je douterai un peu, comme maintenant.

Elle m'a déjà tant offert ces trois derniers mois, sur un plateau. Elle ne me décevra pas, j'en suis sûre. Elle fait aussi toujours en sorte de me rappeler qu'il faut vivre le jour présent comme si c'était le dernier, que rien n'est figé, que rien n'est acquis. C'est sûrement ça qui la rend si excitante, si angoissante parfois aussi, mais quand on a le goût du risque, on s'y jette à corps perdu. Et c'est que je fais. Je me jette dans le vide, sans filet, pour voir ce qui m'attend en bas...

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La contentité aigûe

Il fait beau. Il fait bon. Le printemps est enfin là. Je suis contente. Bon, je suis toujours contente ces temps-ci, c’est comme si j’avais chopé le virus de la contentité aigûe.
On va pas se plaindre, c’est nettement mieux que la malheurosité.

Mais apparemment ça énerve. Enfin, du moins j’ai noté que ça énervait certaines personnes.
Cette façon de tout voir en rose fluo, de trouver des bons côtés à tout, de sourire bêtement même dans le métro parce que j’écoute un morceau qui me fait groover à donf (faut vraiment que j’arrête de traîner sur des skyblogs…), ou même de rire quand il m’arrive une couille crasse.

Et bé, ça énerve. Y en a qui préféreraient que je me jette par terre de désespoir, en chouinant et en me tailladant les bras à coups de petite cuillère (ben vi, c’est nettement plus douloureux qu’avec un couteau : attention référence cinématographique à trouver).

Pourtant je n’ai pas toujours réagi ainsi. Trois ans en arrière, si mon pc était tombé en rade, j’aurai hurlé à la mort toute la nuit, pour que toute la ville soit au courant, sûrement en donnant des grands coups de pied dans le dit pc. Trois ans en arrière, j’aurai sûrement fait une crise d’hystérie si j’avais perdu ma carte bleue comme hier, pour la retrouver dix minutes trop tard.

Trois ans plus tard, quand mon pc m’a lâché, perdant toutes mes photos, mes données, etc., j’ai soupiré, je l’ai regardé, et je suis allée me coucher en me disant qu’il y avait plus grave dans la vie et que je survivrai sans pc.
Trois ans plus tard, je fais opposition sur une cb qui se trouve sous mon nez, et je me tape un fou rire toute seule.

On change. On apprend à relativiser. Parce que trois ans plus tard, entre temps on a connu situation bien plus pénible. Alors on apprend à prendre les choses avec légèreté. On se rend compte qu’on a déjà perdu trop de minutes, d’heures de notre vie à se prendre la tête, à ruminer, et que ces nombreuses minutes auraient pu servir à passer de bons moments, à rire, à partager.

Et on laisse glisser les soucis sur son dos, comme sur les ailes d’un canard (attention, 2e référence cinématographique), on les chasse d’un revers de main. Parce que la vie est trop courte, et qu’il faut en profiter. Qu'à passer trop de temps à réfléchir, on oublie d'agir et de vivre. C’est ainsi qu’on passe maître dans l’art de l’autodérision et de la dédramatisation.Et qu'on décide de faire de chaque jour une fête.
Tout ce qui m’importe, c’est de rire au moins une fois par jour et de réussir à faire sourire les gens qui m’accompagnent pour qu’ils dédramatisent eux aussi.

Et donc, il y a ceux que ça énerve. Qui pensent que je ne prends rien au sérieux, et que c'est mââââââl. Ma foi, je prends mon travail au sérieux. C’est déjà pas mal, 8h de sérieux par jour, je trouve. Trop de sérieux constipe, moi je dis.

C’est nous qui choisissons la façon dont nous allons réagir face aux évènements. J’ai choisi de relativiser et de ne plus rien laisser m’abattre ou me contrarier. C'est un choix. Et je n’ai pas l’intention de m’excuser pour ça.

Ami lecteur : si tu trouves les deux références ciné glissées dans ce billet, tu auras gagné mon estime.


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Humeur du jour...

Ca ne vous est jamais arrivé d'avoir parfois l'impression que votre vie ressemble soudain à un épisode de Newport Beach ?

Si encore c'était ça, je pourrais soudoyer la prod pour avoir le script du dernier épisode pour savoir comment ça finit, mais non, ce n'est pas possible, le suspense est définitivement au rendez-vous. Ceci dit, c'est ça qui est excitant dans la vie, je suppose, ne pas savoir la fin de l'histoire...
La vie, c'est comme une boîte de chocolats, qu'il disait le Forest, ben il avait raison ce con. Sauf que moi je compare ça à une immense plage de galets.

Chaque jour, je soulève une pierre, et je ne sais jamais ce que je vais trouver dessous. Et chaque fois, c'est la big surpraïse. Je ne m'en plains pas, ça rend la vie pétillante. Etre tenue en haleine par sa propre vie. Tout en en restant pleinement acteur, mais en totale improvisation.
Ca me mets de très bonne humeur en tous cas toutes ces petits choses inattendues qui me tombent sur le coin du nez, parce que quelque part c'est plutôt marrant de voir à quel point la vie peut vous jouer des tours, drôles ou moins drôles. A se demander si un petit lutin ne s'amuse pas à essayer de me rendre un peu givrée. bon ça va, mon lutin est facétieux jusqu'ici, pas sadique, heureusement. Sinon je lui aurai défoncé la gueule au lutin.
Certes je le suis déjà, givrée, mais vous pouvez être polis et faire semblant de l'ignorer, hein. Puis de toutes façons, on vous demande pas votre avis, c'est chez moi ici, je fais ce que je veux avec mes cheveux, ok ? Revenons en à nos ornithorynques.

Moi quelque part ,ça me fait de plus en plus marrer de voir à quel point rien ne se déroule jamais comme on l'aurait imaginé. Voilà au lieu d'être navrée, maintenant je me marre comme une otarie (si vous ne connaissez pas le cri de l'otarie, ça donne à peu près ça : oïk oïk oïk ! si en plus, vous avez l'immense joie, chance, honneur, de me connaître dans la vraie vie, je vous ferai une démonstration en live, je vous sens hyper impatients là).
Ca doit être la phase ascendante de la folie furieuse.
J'attends chaque jour avec une impatience grandissante de voir quelle nouvelle surprise m'attend sur ma jolie plage parsemée de galets.

Mais je me demande quand même si un matin, je me réveillerai en ayant des certitudes...Cependant je crois qu'on n'a jamais de certitudes dans la vie. Sinon ça ne serait pas drôle ! vous moquez pas de ma chanson, c'est cliché, et alors ???

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Un grand moment de solitude

J’ai récemment vécu plusieurs déceptions amicales consécutives. Celles qui vous font faire le grand ménage autour de vous, pour ne garder que le meilleur.
Ces déceptions sont toujours un crève cœur pour quelqu’un de sensible, on se sent abusée, on ne croit plus en l’amitié, et on aimerait aller vivre dans le désert pour ne plus connaître personne.

Mais hier soir, j’ai atteint le summum de la loose, touché le fond, subi l’affront du siècle….

J’étais au téléphone avec une des rares personnes que je considère comme une véritable amie, qui venait de me dire que je pouvais compter sur elle en me tenant un grand discours sur l'amitié, et bla et bla et bla. Hem. Nous parlions un peu de tout. Sauf qu’à un moment, je me suis rendue compte que plus personne n’écoutait à l’autre bout du fil…Je m’arrête de parler et j’écoute…et là, qu’entends-je ? Des ronflements…Grand moment de solitude.

Les amis, y a que ça de vrai qu’y disaient… Sur le coup, je ne vous cache pas que j’ai alterné entre rire nerveux, et grosse envie de pleurer. J’ai hésité à raccrocher doucement, pour la laisser glisser doucement dans son sommeil. Et puis, elle s’est réveillée soudainement. Alors elle, elle a plutôt alterné entre immense gène et rire nerveux aussi.

Tout cela s’est conclu sur une grande crise de rire nerveux, en se souhaitant une bonne nuit et en plaisantant sur le fait que ça ferait un sujet pour mon blog (tu vois je t'ai pris au mot copine).

Vous savez ce qui est le pire dans cette histoire ? Je l’enviais à mort de pouvoir s’endormir alors que moi j’allais lutter avec mes insomnies…

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La vie est une jungle

Billet à forte teneur en sarcasmes et ironie à prendre au second degré....

Y a des jours comme ça, où on se dit qu’on n’est pas fait pour le boulot. Qu’on mérite plus que personne de gagner cet euromillions de merde vendredi, et que non j’ai pas honte de pas penser aux plus malheureux, ça me file la déprime sinon, alors hein, je protège ma santé moi. Si je pensais chaque minute à tous les gens moins bien lotis que moi, je me serai déjà jetée par la fenêtre, mais elle est pas très haute, je risquerai de survivre en étant paralysée à vie, c’est pas le bon plan, alors mieux vaut ne pas y penser.

C’est quand même fascinant la vie :

on vient au monde : objectif : aucun
on supporte les gens gaga qui vous parlent en bétifiant, gouzi gouzi, de mariner dans sa couche pleine de crotte, de passer de bras en bras (quelle horreur quand je pense à tous les gens qui ont du me porter et me papouiller quand j’étais bébé alors que maintenant je refuse systématiquement la bise aux inconnus, berrrrrrrrk) jusqu’à ce qu’on acquiert la capacité de parler.

Puis vient l’enfance : objectif : faire un maximum de conneries qui rendront tes parents fous de rage, histoire de t’amuser un peu, parce que franchement la vie ce n’est pas drôle. En plus, tu dois porter les fringues que ta mère a choisies pour toi, ce qui en général ne te rend pas hyper glamour, et ton père en profite pour prendre plein de photos humiliantes qu’ils ressortiront devant tes amis, et petits amis histoire de bien te foutre la honte sa race.

Quelques temps plus tard, tu subis un traumatisme horrible, tu atteins la puberté ,objectif: emmerder encore plus tes pauvres parents.
Ce grand moment où les boutons te poussent sur le visage, que tes hormones te travaillent. Ton esprit rebelle s’éveille, et comme à la petite enfance, ta seule ambition dans la vie est d’emmerder tes parents, sauf qu’il y a un plus, maintenant tu veux un(e) petit(e ) copain (ine) (le copain c’est celui avec qui on partage le pain, et la copine celle avec qui on partage la p…, enfin z’avez compris, c’était la vanne du jour). Et tu jettes ton dévolu sur le petit mignon du fond de la classe, comme les 20 autres filles de la classe. Tu écris dans un cahier son prénom sur des centaines de ligne, avec des gros cœurs bien ridicules partout. Pour changer de proie la semaine d’après. Oui, les jeunes filles sont versatiles. Les garçons eux, à cet âge là, leur technique d’approche est subtile : ils t’embêtent tout le temps, te mettent limite des baffes pour attirer ton attention, et ils espèrent ainsi t’inspirer un amour éternel. En plus de toutes ces préoccupations hautement existentielles, tu dois passer ton bac. Le truc qu’on te rabâche jour et nuit. Et oui. Ce truc dont tu découvriras par la suite qu’il n’a plus aucune utilité dans la jungle qu’est la vie. La vie n’est pas drôle.

Après l’adolescence, tu entames ta pseudo vie d’adulte : objectif : survivre et avoir un diplôme.
Pseudo parceque tes parents continuent de t’entretenir. Tu as eu ton bac, tu crois que c’est la fête du slip ? Mais non, parceque maintenant c’est les études supérieures. Tu dois non seulement bosser dix fois plus qu’avant, mais en plus, pour ceux qui ont quitté le foyer parental, tu dois apprendre à te faire à manger, et tu te rends compte que le frigo ne se remplit pas par la seule force de ta volonté, et que non cette couche de crasse nauséabonde dans les toilettes ne partira pas seule.

Tu décroches ton diplôme et tu te dis que ça y est, c’est fini. : objectif : trouver un job. Ben non, c’est pas fini. Maintenant tu dois aller supplier qu’on t’embauche, te rouler par terre, ou montrer tes cuisses pour qu’on accepte de te payer toi, pour faire un truc que t’as jamais fait, et qui t’intéresse autant que le système de reproduction des walabis. Mais tu DOIS le faire, sinon tu iras camper sur les bords de Seine. Te voilà dans la vie d’adulte. Tu dis bonjour chaque matin aux mêmes malheureux qui partagent ton sort. Tu manges sur le pouce, car ton seul but dans la vie maintenant c’est de te barrer le plus tôt possible du bureau pour aller faire dieu sait quoi d’insignifiant. Bref, maintenant, tes objectifs ont évolué. En effet, emmerder tes parents n’est plus ta priorité. Désormais ta priorité c’est de « réussir ta vie ».

Alors c’est quoi réussir sa vie pour vous?

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Ouverture du salon de la loose...

Journée de merde. Nez qui coule. Gorge qui gratte. Pas réveillée. Me suis coincé les doigts dans la porte de mon bureau. Aïe. Sang qui a giclé sur le haut de mon tailleur. Lentille droite est sur le point de se barrer. Fait gris dehors. Il pleut. Ai oublié mon déjeuner sur la table du salon. Faim. Ai raté les 30% au Morgan des Champs ce week end. Ipod à court de batterie. Pas une minute de répit devant moi. Dossier urgent à finir. 17h, retrouvailles avec amie venue de nouméa. 19h30, RER pour aller à Roissy pour départ beaux parents. Retour maison prévu tard, très tard. Rien dans le frigo. Homme malade. Part me jeter dans le canal incessamment sous peu.

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Idéaliste ou résignée ?

Je suis passionnée. Et ce n’est pas toujours une qualité. Ce côté entier me fait me révolter contre toute forme d’injustice et d’intolérance. Au risque de déclencher des discussions plus que houleuses avec des connaissances.

L’intolérance me file la gerbe. Je suis intolérante, oui, puisque je ne tolère pas l’intolérance.
J’aimerais posséder la capacité qu’a mon homme à être totalement indifférent aux propos racistes, injustes, intolérants, ou tout simplement bêtes. Il a ce côté hermétique que j’admire, il manifeste son mépris en ignorant les propos de ce genre. Il se contente de ne pas répondre, et d’être indifférent. Quand je lui demande comment il fait, il me répond qu’il n’écoute même pas, qu’il les zappe, et qu’il se dit que ces gens ne sont pas intéressants et ne méritent pas qu’on essaie de discuter avec eux.

Moi je ne peux pas. Quand j’entends quelqu’un tenir des propos racistes, homophobes, misogynes, ou cons purement et simplement, je m’insurge, j’ai la nausée, j’ai envie de quitter la pièce, et je réponds.

Pourtant, j’aimerais être un jour comme lui, imperméable aux cons. Car finalement ce que mon chéri fait, c’est leur donner l’importance qu’ils méritent : AUCUNE. En ignorant leur discours, en ne répondant pas, en ne daignant même pas entrer dans le débat et leur signifier son dégoût, il fait mieux, il les traite comme des êtres insignifiants dont l’opinion n’intéresse qu’eux.

Mais quelle est la meilleure attitude ? Etre idéaliste, vouloir changer le monde pour le rendre meilleur ? Ou être résigné au fait que la terre est peuplé de cons, et les ignorer ?

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Je rêve donc je suis

Je suis une sérial rêveuse. Chaque nuit est pour moi source d’aventures tout à tour fantastiques, glauques, terrorisantes, ou merveilleuses.

Je fais partie de ces gens qui se souviennent toujours de leurs rêves, et les miens sont garnis. Il m’est arrivé une fois de traverser un désert, fuyant des gens (des proches dans la vraie vie, ils devaient m’avoir particulièrement saoulée ceux là), me cachant avec l’Homme dans des dunes, nous essuyâmes une affreuse tempête de sable avant de réussir à les semer.

Une autre fois, je me retrouvai livrée aux requins blancs en pleine mer, alors que l’Homme me regardait du haut d’un bateau en ricanant. (Je vous dis pas l’engueulade au réveil « espèce de salaud, tu veux te débarrasser de moi ! »). Avant-hier, j’ai rêvé que trois de mes anciens collègues tentaient d’entraîner une de mes amies proches dans une partouse dans un palace de six étages, et je ne me trouvais pas dans le rêve, j’étais comme une spectatrice de la star ac’ en train de sauter devant l’écran en criant « non, n’y va pas ! ».

Comme tout être humain, j’ai aussi ma dose de rêves érotiques, qui vous font vous réveiller avec un air niais. Mais tout est toujours hyper scénarisé avec moi, je pense que je regarde trop la télé… L’Homme est toujours ébahi par mes récits au matin, lui qui ne se souvient jamais d’aucun rêve ou cauchemar. Il a d’ailleurs pris l’habitude de se faire houspiller pour des choses qu’il a faites dans ma vie virtuelle…. « comment t’as pu me faire ça ? » « oh hé, tu vas pas m’engueuler pour un truc que j’ai fait dans tes rêves, je dormais moi ! ».

Certains rêves sont étranges aussi : un jour, je me réveille en sortant d’un rêve avec une personne que je n’avais pas vue depuis de nombreuses années, et avec qui je n’avais pas de contact. De plus, c’était ma voisine en Calédonie, donc peu de chances de se retrouver nez à nez. Au réveil, je me suis dit : « tiens, pourquoi je rêve d’elle ? ». Je pars au travail, comme à l’habitude, où m’attendait une formation. Pendant la formation, le téléphone de mon chef sonne, et sur l’écran d’affichage, je lis le nom de la personne dont j’ai rêvée ! Surprise, je demande où se trouve cette personne, et j’apprends qu’elle travaille au même endroit que moi, à un étage au dessus…J’ai eu d’autres expériences similaires, ce qui me rend désormais très attentive aux rêves que je fais…

Bref, après on s’étonne que je sois fatiguée le matin, avec toutes les aventures que je vis !

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De quoi je me mêle ?

Je suis de plus en plus épatée par le culot des gens, souvent de parfaits inconnus ( ceux là c’est mes préférés, ils te connaissent depuis 2 secondes et demi et ils te disent comment vivre ta vie). Les gens se croient tout permis, sans qu'on leur ait rien demandé. Mon Homme est nettement plus fort que moi à ce jeu là, il répond en général par des inepties, voir plus loin...

Ca a commencé cet été, avec LA question des bébés. Juste après le fabuleux post d’Hélène sur son refus d’enfant (billet que je vous conseille de lire car plein de bon sens d'ailleurs).

Petite précision importante : nous aimons beaucoup les enfants, (surtout ceux des autres) mais celà n'implique pas nécessairement l'envie d'en avoir soi-même.

D'abord donc une parfaite inconnue rencontrée en vacances, se croyant investie d'une mission, nous a rebattu les oreilles avec le fait qu’il fallait urgemment procréer, et qui pense inenvisageable que quelqu’un n’ait pas envie d’en faire.

Alors tout d'abord, je ne vois pas en quoi mon utérus regarde qui que ce soit d’autre que moi et l’Homme ? Et pis d’abord c’est mon utérus, non mais, z’avez qu’à vous en trouver un neuf sur Ebay.
Contrairement à Hélène, je ne dis pas un non définitif aux enfants, je ne suis pas contre. Mais nous sommes en fait, moi et l'Homme radicalement contre le fait de le faire sans envie juste pour entrer dans le moule, à un moment innoportun, pour ensuite être incapable de s'en occuper convenablement ou le confier à quelqu'un. Un enfant mérite d'être désiré et d'avoir tout ce qu'il lui faut.
Et de deux, pour l’instant on n’en a pas envie, ni l’un ni l’autre. L'envie nous prendra peut être (ou peut être pas) subitement un de ces quatre matins. Et même si on en voulait là qu'est ce que je ferai d'un berceau dans un 25m2 (on se cognerait dedans sans cesse et le pauvre petit finirait avec de graves séquelles neurologiques et deviendrait sérial killer le plus recherché de la planète et moi je dirai " Chériiiii, c'est fiston à la télé, regarde comme il est beau !"), avec un salaire à peine suffisant pour moi, et à environ deux ans de changer de pays ( on le vendra à des marchands de bébés pour payer nos billets d'avion ?)

Le faire sans envie en espérant que l'envie vienne, me paraît irresponsable. On fait quoi si ça vient finalement pas une fois qu'il est né ? on appelle le SAV pour un retour au fabricant? Ou on lui fait payer toute sa vie sa présence ? Concernant l'argument de mon âge "avancé", saviez vous que l'âge moyen de la maternité en France est de 29,4 ans, et qu'en Espagne il est de 30,4 ans ??? 16% des femmes ayant accouché en 2003 en France avaient plus de 35 ans. Alors là je dis pouêt pouêt...

Ici, la réponse de l'Homme est le plus souvent :"Je préférerais élever un cochon, c'est plus rentable". Ca a le mérite de clouer le bec et de stopper net la conversation.

Ensuite, j’ai eu droit cette semaine justement à une tirade sur le Pacs et le mariage. Là j’ai été gâtée. Entre ceux qui m'ont sorti qu’il faut le faire pour les impôts (quel romantisme exacerbé !) ou qui insinuent que si on s’aime vraiment il est anormal de ne pas le faire, ça aurait mérité une distribution gratuite de baffes:-)).

Alors oui justement on s’aime, tellement fort qu’on n’a pas besoin de lien légal pour s’attacher telle une biquette à un piquet pour rester ensemble.
On n’a pas besoin d’un papier pour affirmer aux yeux du monde qu’on s’aime ! On est fiancés mais rien ne nous oblige à le faire de suite, alors on le fera sûrement (ben vi, je suis comme toutes les petites filles qui rêvent de leur belle robe blanche, hein, mais pas maintenant ( comment ça je peux pas me marier en blanc ? C’est pas parce que je suis un peu dépravée que je n’en reste pas un être pur et innocent)) mais ce n’est pas la priorité du moment. (et pis d'abord si je me marie, ça sera la totale, alors je dois d'abord devenir riche :-p) Et même si on ne le fait pas, je ne vois pas en quoi ça sera un drame, du moment qu'on est heureux.

La réponse de l'Homme dans ce cas là est :"c'est chiant un mariage, faut divorcer après, ça coûte cher". Ce qui calme également relativement vite les questions, et heureusement pour moi je sais qu'il plaisante...ahem...


Deuxième chose : quitte à faire un truc, autant se marier, je ne vois pas l’intérêt du pacs pour les hétérosexuels. Au moins avec un mariage y a la liste de cadeaux….Ouais, ok je suis une fille vénale, je sors....
Bref, que chacun vive sa vie, et nous laisse vivre la nôtre....

Et comme on dit :

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Le blues post vacances

Le retour de vacances, ce n’est jamais facile. Déjà lorsque nous sommes revenus des Canaries, tout bronzés, sentant encore bon le sable chaud, l’accueil à Roissy par la pluie avait nettement entamé mon moral. Ma deuxième semaine de congé a été rythmée par la pluie, la pluie et la pluie…mais aussi par la venue de Claire, prometteuse de quelques virées shopping. Le temps ne nous l’a pas permis, nous avons donc profité des quelques moments à passer ensemble dans une lutte effrénée contre la montre.
Déjà son départ trop rapide entama à nouveau mon reste de moral, ce n’est pas toujours évident de vivre loin de ses amis chers. Mais ce qui finit de m’achever fut le retour au travail hier…

La journée avait déjà mal commencé : réveil en retard, pluie glacée dès le matin, et pour ne rien gâcher, j’avais omis que c’était aussi la rentrée pour mon cycle mensuel, et donc je n’avais rien prévu…A 9h, j’étais donc en train de faire la queue au supermarché près de mon bureau pour éviter la catastrophe de la culotte ensanglantée (ceux qui sont choqués peuvent sortir, c’est mon blog je fais ce que je veux, na).

Quand j’arrivai enfin au travail, on m’accueillait avec une jolie farandole de dossiers à boucler en trois jours. Rien de tel pour se mettre en jambe…

J’ai alors touché du doigt, même du bras tout entier, le blues post vacances, celui qui vous prend soudain devant votre écran, pendant que la pluie battante s’abat sur vos fenêtres. Vous revoyez alors en images le soleil, la piscine, la plage, le transat sur lequel vous avez passé une semaine, si accueillant, si chaud, ces cocktails enivrants (et gratuits) que votre cher et tendre allait vous chercher au bar. Ce même cher et tendre qui s’allongeait près de vous sur le transat, pour regarder le coucher du soleil, en murmurant des mots doux.

Ce même cher et tendre qui a lui aussi repris le travail, et qui ne vous amène plus de cocktails, mais des chaussettes sales dans l’entrée de l’appartement le soir en rentrant…C’est sûr maintenant, les vacances sont finies….

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