Un amour qui n'a pas le sentiment d'être éternel n'a jamais commencé.*
oui, oui, on va parler un peu sérieusement aujourd'hui, une fois n'est pas coutume. Partez paaaaaaaaas, je vous jure, je vous reparle de trucs débiles caca prout très viiiiiiiite !!!
Parmi mon lectorat ayant déjà dépassé les 25 ans en gros, qui n'a pas déjà subi de grosse désillusion amoureuse, ou entendu la fameuse phrase du "c'est pas toi, c'est moi", ou encore "tu mérites mieux que moi, t'es trop bien pour moi", "je veux être seul" (ça, bizarrement c'est plutôt masculin comme réplique et je me demande si on envoie pas les garçons dans un camp dès leur plus jeune âge pour qu'ils apprennent à la dire au moment le plus pourri..).
Bref. Vous connaissez déjà sûrement tous les affres de la passion amoureuse qui parfois s'éteint aussi vite qu'elle ne s'est allumée, ne laissant que cendres et débris derrière elle.
Et moi ce qui me turlupine, c'est de comprendre si on a un problème générationnel en plus du problème de base. Oui, franchement, la génération précédente, nos parents, quoi, ils sont quand même nombreux à s'aimer depuis plus de 20 ou 30 ans. Non ? Et dans notre génération à nous, on dirait que quasiment personne n'arrive à franchir 7 ou 10 ans d'"amour".
Ça n'existe plus ? L'amour toujours c'est du pipeau ? J'ai lu il y a deux jours sur un blog "l'amour éternel a été inventé quand l'espérance de vie ne dépassait pas 35 ans", et ça m'a fichu un coup. Presque autant que la première page de « L'amour dure trois ans » (que j'ai lu en 1 heure, et que j'ai détesté soit dit en passant).
La vie est faite de changements perpétuels, je le sais très bien pour en avoir vécu un bon nombre dans ma courte vie. Mais ne peut-on pas vivre ces changements à deux ? En grande romantique que je suis (c'est pas parce que je parle de caca et de furoncle que chuis pas fleur bleue, hein), j'ose espérer que si. Que ceux qui se sont vraiment trouvés sont capables d'affronter les aléas de la routine et de la vie ensemble, et que le désamour n'est que le fruit d'un manque d'efforts mutuels ou d'erreur de personne. Il y a les histoires d'amour qui ne servent qu'à nous forger, à nous construire, et il y a celles qui durent toute la vie.
Baisser les bras devant les difficultés n'est à mon sens que synonyme de lâcheté. Cependant l'amour n'est pas censé être si difficile. Ni facile, comprenons nous. Rien n'est simple. Mais il y a une différence entre difficultés et souffrances (vous me suivez plus du tout là, déjà, je sens que ça décroche...).
Les raisons qui poussent les gens à se séparer sont si nombreuses que personne ne pourrait toutes les énumérer. ...On s'est connus trop jeunes, on était trop différents, on n'avait pas les mêmes projets, il avait besoin de voir autre chose, je voulais être seul (mouarf) etc.
Mais si on résume, une seule raison seulement devrait être citée : « ce n'était pas le/la bon(ne). Ce n'était qu'une des nombreuses expériences que je devais vivre avant de trouver la bonne personne ».
Oui, moi monsieur, moi qui suis justement amoureuse et très heureuse, je suis encore assez gnangnan pour croire à l'amour toujours, et qu'il y a quelque part une personne rien que pour nous (c'est peut être justement parce que je suis amoureuse que j'y crois ?). Parce que si on n'y croit pas, à quoi bon ? Si on se met en tête que tout zappe et lasse, pourquoi se donner ?
Malheureusement, parfois je crois que certains ont trouvé la bonne personne mais qu'ils ne trouvent pas la force de garder la flamme allumée. Que l'individualisme, propre à notre société actuelle, a pris le pas sur l'envie d'un avenir commun. Et qu'on a oublié comment faire durer l'amour. Que l'indépendance fraîchement acquise des femmes déstabilise certains hommes. Qu'à force d'avoir les choses trop aisément, on oublie comment affronter les épreuves.
Il ne nous reste plus qu'à demander à nos parents comment ils ont fait...
*André Frossart
Par annelise ;-), Mercredi 1 Aout 2007 à 10:00 GMT+2 dans Mes Etats d'âme (article, RSS)










