Le dépoilage qui fait mal
Le sujet a déjà été abordé, certes. Mais c'est un moment tellement pas glam' et douloureux que je dois de vous le faire partager.
Cela fait des années que mon esthéticienne m'épile intégralement le maillot toutes les trois semaines.
Malheureusement, elle a fermé son institut dans le quartier. Etant donné qu'elle est partie trop loin pour la feignasse que je suis, et que ses concurrentes pratiquent un prix 3 fois supérieur, je me suis, un soir de non-lucidité, résolue à le faire moi-même.
Oui. M'épiler le maillot à la cire chaude moi-même. Non, je n'avais consommé aucune substance illicite avant de prendre cette décision. J'avais juste une bonne dose d'inconscience et de débilité en réserve.
Déjà chez l'esthéticienne, c'était un supplice, une petite mort, quoi. Mais au moins, c'est elle qui prenait la responsabilité de tirer sur la bande. Moi, je regardais ailleurs en sifflotant. Rien à voir avec ce qui suit.
La première fois que je l'ai fait, j'ai pleuré. Beaucoup. Juste après avoir failli appelé les pompiers ou le Samu pour qu'ils m'aident à enlever la bande la plus difficile après m'avoir d'abord anesthésiée, ça va de soi (les filles comprendront de laquelle je parle).
Comme une andouille, je me l'étais jouée façon bourrine, et j'avais mis des bandes partout du premier coup, à la oneagain, quoi. Sauf que. Quand vient le moment de tout enlever, si toutes les bandes se sont collées entre elles...c'est un peu l'Hiroshima de la chatte.
Donc leçon N°1 : Ne jamais faire plus de deux bandes à la fois. Sinon on se retrouve coincée à oilpé avec de la cire collée sur le minou, et persuadée que la peau viendra avec si on tire.
Leçon N°2 : penser au talc. Surtout penser au talc. Sans talc, c'est une horreur, il reste plein de bouts de cire collés sur la peau, à des endroits forts gênants.
Lecon N°3 : Surtout ne pas répondre au téléphone alors que vous être en train de vous dépoiler la c****. Grave erreur. C'est du vécu. Parce que, distraite, on oublie que la cire est en train de sécher. Et pour l'enlever, c'est un grand moment de solitude. Sauf quand c'est votre meilleure copine au tel, et que vous pouvez vous permettre de hurler à son oreille en arrachant la bande. On oublie aussi que le reste de la cire continue de chauffer pendant ce temps-là...
Leçon N°4 : tâter la température de la cire. Ca paraît con, mais parfois on zappe, on est tellement à fond et pressée d'en finir qu'on y va à la sauvage, et hop, hit combo, on se crâme le minou, en plus, la cire est trop liquide alors elle s'englue dans les poils, et ça devient impossible de la retirer de façon homogène sans y laisser la moitié de son épiderme. Trop la classe. Petite larme qui coule le long de la joue alors qu'on répète: "ouille ouille ouille, j'y vais à 3, 1, 2, ..., non j'y vais à 5, ...1, 2, 3, 4...et AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHH...
Leçon N°5 : TRES IMPORTANT. Prévoir un mètre de shots de vodka ou de tequila juste à côté de l'endroit où on s'épile. Ca aide énormément...
Leçon N°6 : TOUJOURS vérifier qu'on est seule dans l'appartement, et que personne ne va entrer de manière impromptue. Dans le genre tue-l'amour, se retrouver nez à nez avec son homme alors qu'on est nue les pattes en l'air, devant un miroir, une spatule à la main enduite de cire brûlante, c'est vraiment vraiment mais alors vraiment pas glam...Surtout si c'est le moment où on se contorsionne pour essayer de se viser les poils du c**....
Leçon n°7: Le miroir, justement. Si vous pouvez, ne faîtes pas comme moi...prenez un miroir. Parce que l'épilation à l'aveuglette, c'est fun, mais ça fait mal....Par annelise ;-), Mardi 15 Mai 2007 à 18:40 GMT+2 dans Trucs de filles! (article, RSS)
mais tu m'as fait bien rire !!! 









