L'habit ne fait pas le moine

Rejeter une femme est parfois plus difficile que de rejeter un homme. Mon propos peut paraître étrange mais vous allez comprendre (sauf peut être celui qui a tapé « gadget sexy douche » sur google pour arriver ici : tu sors). Samedi soir, pendant que l’Homme faisait un barathon avec les potes (tournée des bars effrénée pour les non-initiés), moi je me faisais un apéro foie gras-confiture d’oignons-champagne rosé avec Nath. Après une bouteille, et un arrêt au bar du dessous, nous avons décidé de traverser la rue en regardant bien à droite et à gauche, pour nous rendre en boîte de nuit.
Contrairement aux autres soirs, la gente féminine était majoritairement représentée, tandis que la gente masculine semblait particulièrement effacée. Chouette, me suis-je dit, pas de lourdingues en vue ce soir. Que n’avais-je pas pensé là ? J’avais omis le fait qu’une fille peut être potentiellement aussi dangereuse qu’un mec, surtout quand on habite près du Marais….
Nous remuions donc nos popotins sur la piste quand une fille a commencé à me susurrer des mots tendancieux à l’oreille tout en me passant une main dans le dos. Glacée d’effroi, je me retournais vers Nath avec un regard suppliant qui disait clairement « pitié, roule moi une pelle pour qu’elle se casse ». Cela ne fut pas nécessaire tout de suite, puisque j’arrivais temporairement à me débarrasser de la madame envahissante. Attention, je ne suis aucunement homophobe, au contraire. Cependant, j’aime à ce que l’on respecte mes penchants sexuels personnels, sans tenter de m’en imposer, et surtout quand je dis non, j’aime bien quand les gens comprennent.
Mais c’est là que je compris alors que se débarrasser d’une madame est plus compliqué que ça. Un lourdingue en général, tu lui dis non deux fois, il finit par disparaître. Alors que là, la gentille madame a renouvelé sa tentative à maintes reprises, même lorsque j’étais au téléphone avec l’Homme (le fait que j’ai un Homme a semble-t-il attisé son intérêt). Je ne répéterais pas ici les phrases hautement subtiles auxquelles mes oreilles ont eu droit, de peur de choquer les âmes sensibles, mais sincèrement, j’ai été prise de crise d’angoisse à la 3e fois.
A cet instant, j’étais collée à ma copine, cherchant une quelconque protection, mais cela n’a pas eu l’air de la décourager le moins du monde. Imaginez mon stress quand j’ai du me diriger vers les wc. En parlant des wc, il faut savoir que celles de la Baraque sont si hautes qu’il est impossible de s’asseoir dessus même si on le souhaite, et que faire pipi relève du challenge de sport extrême. Un conseil, apportez un escabeau si vous y allez. Bref, en revenant des tours infernales, j’ai du zigzagué (pas trop dur après autant de verres) dans la foule pour semer la prédatrice qui m’attendait près de la sortie….
Morale de l’histoire : une petite brune inoffensive d’apparence peut très vite se transformer en requin mangeur de femmes. Méfiez vous.
Par annelise ;-), Mardi 1 Aout 2006 à 15:06 GMT+2 dans Paris (article, RSS)








